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世事洞明皆学问
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文字无罪!但是编织文字的那颗心却参差不齐!

另外,能补齐红题目文章中的“来源请求”者可联系我。

最后一课编辑

最后一课La dernière leçon
Author: Alphonse Daudet



  那天早晨,我去上学,去得非常晚,我好害怕被责骂,特别是,阿麦尔先生跟我们说过,他要考一考分词规则,而我连头一个字都不会。这时,在我的头脑里冒出了逃学、去田野跑一跑的念头。天气是那么暖和,那么晴朗!我听见乌鸦在小树林边鸣叫,普鲁士人正在锯木厂后面的里贝尔草地上操练。所有这一切都比分词规则更吸引我,但我还是顶住了诱惑,加快脚步向学校方向跑去。

  从村政府门前经过的时候,我看见许多人站在小布告栏前。这两年来,所有的坏消息,诸如吃败仗啦,征兵征物啦,还有普鲁士占领军司令部发布的命令啦,都是从那里来的。我边跑边想:“又有什么事吗?”

  当我跑着穿过广场的时候,正在布告栏前和徒弟一起看布告的瓦克特尔铁匠朝我高喊:“小家伙,不用赶得那么急;你去得再晚也不会迟到的!”我以为他在跟我开玩笑,便上气不接下气地跑进阿麦尔先生的小教室。

  往常,开始上课的时候,总是一片乱哄哄的嘈杂声,斜面课桌的开关声,同学们一起捂住耳朵高声背诵课文的声音,街上都听得见。先生的大戒尺敲打着课桌:“安静一点!”

  我打算趁这片嘈杂声,偷偷地溜到我的座位上去。可是,这一天不同于往常,一切都很安静,就像是星期天的早晨。透过敞开的窗户,我看见同学们已经整整齐齐地坐在他们的座上,阿麦尔先生腋下夹着那把可怕的铁戒尺,来回地踱着步子。必须推开教室门,在这一片静谧中走进教室。你们想一想,当时我是多么尴尬,多么害怕!

  可是,没有。阿麦尔先生看着我,没有生气,而是非常温和地对我说:“快点回到座位上,我的小弗朗茨;我们就要开始上课了。”

  我跨过凳子,马上坐到座位上。我从惊慌中稍稍定下神来,这才注意到,我们的老师穿着他那件漂亮的绿色常礼服,领口系着折迭得很精致的领结,头上戴着那顶刺绣的黑绸小圆帽,这套装束,只有在上头派人来学校视察或学校发奖时他才穿戴的。此外,整个教室也有一种不同寻常的庄严的气氛。但是,最使我吃惊的是,看到教室面,那些平常空着的凳子上,坐着一些跟我们一样默不作声的村里的人,有头戴三角帽的奥泽尔老人,有前任镇长,有以前的邮递员,另外还有其他人。所有这些人都显得很忧伤;奥泽尔老人还带了一本边角都已破损的旧识字课本,摊放在膝头上,课本上横放着他那副大眼镜。

  正当我对这一切感到惊诧莫名时,阿麦尔先生在椅子上坐下,用刚才对我说话的那种既温和又庄重的声音,对我们说道:“孩子们,我这是最后一次给你们上课了。柏林来了命令,阿尔萨斯和洛林两省的学校只准教德语……新的老师明天就到。今天是你们最后一堂法语课。我请你们专心听讲。”

  这几句话使我惊呆了。啊!这些坏蛋,他们贴在村政府布告栏上的就是这个消息。

  我的最后一堂法语课!……我只是刚刚学会写字!今后永远也学不到法语!法语就到此为止了!我现在是多么悔恨自己蹉跎光阴啊!悔恨自己从前逃课去掏鸟窝,去萨尔河溜冰!我的那些书,我的语法课本,我的神圣的历史书,刚才背在身上还觉得那么讨厌,那么沉重,现在却像老朋友一样,让我难舍难分。

  还有阿麦尔先生。一想到他就要走了,再也见不到了,我就忘记了以前的处惩和挨打。可怜的人!

  他身着漂亮的节日盛装,为的是庆贺这最后的一堂课。现在,我明白了为什么村里的老人都坐在教室后面。这好像在说,他们后悔从前不常来学校。这也像是对我们的老师四十年的优秀教学,对今后不属于他们的国土表示他们的敬意的一种方式……”

  我正限于沉思之中,突然我听见叫我的名字。轮到我背分词规则了。要是我能把这条重要的分词规则大声、清晰、准确无误地从头背到尾,有什么代价我不愿付出呢?但是,我连开始的那些词都搞不清楚。我站在凳子前面,左摇右晃,心里难受极了,不敢抬头。我听见阿麦尔先生说话:

  “我不责备你,我的小弗朗茨,你可能受够了惩罚……事情就是如此。每天,我们都对自己说:算了吧!我有的是时间。我明天再学。现在,你知道出了什么事……唉!我们阿尔萨斯人的最大不幸就是把教育拖延到明天。现在,那些人有权利对我们说:’怎么!你们声称自己是法国人,可你们即不会说也不会写你们的语言!’……我可怜的弗朗茨,造成所有这一切,责任最大的并不是你。我们每个人都有许多应该责备自己的地方。

  “你们的父母没有尽心让你们好好读书。他们宁愿把你们打发到田里或纱厂里去干活,为的是多挣几个钱。我自己呢,难道我一点也没有应该责备自己的地方吗?我不也是经常让你们到我的花园浇水以此代替学习吗?当我想钓鳟鱼的时候,我不是随随便便就给你们放假吗?”

  阿麦尔先生从一件事谈到另一件事,然后开始给我们讲法语,他说,法语是世界上最优美的语言,是最清晰的语言,最严谨的语言,我们应该掌握它,永远也不要忘记,因为,当一个民族沦为奴隶时,只要它好好地保存自己的语言,就好像掌握了打开监牢的钥匙……然后,他拿了一本语法书,我们开始朗诵课文。令我吃惊的是,我竟理解得这么透彻。他所讲的一切对我都显得很容易,很容易。我同样觉得,我还从来没有这么认真听讲过,他也从来没有这样耐心讲解过。这个可怜的人,仿佛想在离开这里以前,把他全部的知识都灌输给我们,让我们一下子掌握这些知识。

  课文讲解完了,我们开始练习写字。这一天,阿麦尔先生为我们准备了许多崭新的字卡样,上面用美丽的圆体字写着:法兰西,阿尔萨斯,法兰西,阿尔萨斯。这些字帖卡片悬挂在我们课桌的金属杆上,就像许多小旗在教室里飘扬。该知道每个人都是那样聚精会神,教室里是那样寂静无声!只听得见笔尖在纸上的沙沙声。有一回,几只金龟子跑进了教室,但是谁也不去注意它们,连年龄最小的也不例外,他们正专心致志地练直杠笔划,仿佛这些笔划也是法语……学校的屋顶上,鸽子低声地咕咕地叫着,我一边听,一边寻思:“他们该不会强迫这些鸽子用德语唱歌吧?”

  我时不时地从书本上抬起眼睛,看见阿麦尔先生一动不动地坐在椅子上,注视着周围的一切东西,仿佛要把这个小小教室里的一切都装进目光里带走……可想而知!四十年来,他一直呆在这个地方,守着对面的院子和一直没有变样的教室。唯独教室里的凳子、课桌被学生磨光滑了;院子里的胡桃树长高了,他自己亲手种下的那棵啤酒花如今爬满了窗户,爬上了屋顶。这个可怜的人听到他妹妹在楼上的卧室里来来回回地收拾行李,想到自己就要告别眼前的一切,这对他来说是多么伤心难过的事啊!因为,他们明天就要动身了,永远离开自己的家乡。

  他竟然还有勇气把我们的课上完。习字过后,我们上了历史课;接着小家伙们一起唱起了Ba Be Bi Bo Bu。教室后头,奥泽尔老人戴上了眼镜,两手捧着识字课本,跟我们一起拼读。我发现他也一样专心,他的声音由于激动而颤抖,听起来很滑稽,叫我们又想笑又想哭。噢!我将永远也不会忘记这最后的一课……

  突然,教堂的钟声敲了十二下,而后是祈祷的钟声。与此同时,普鲁士士兵的操练完回营的号声在我们的窗户下回响……阿麦尔先生从椅子上站了起来,面色十分苍白。他在我的心目中,从来也没有显得这么高大。

  “我的朋友们,”他说道,“我的朋友们,我……我……”但是,有什么东西堵住了他的喉咙。他没能说完这句话。这时,他转过身子,拿起一截粉笔,使尽了全身力气,在黑板上尽可能大地写下几个字:

  “法兰西万岁!”

  然后,他呆在那里,头靠着墙壁,一句话也不说,只是用手向我们示意:

  “课完了……你们走吧。”

  Ce matin-là, j’étais très en retard pour aller à l’école, et j’avais grand-peur d’être grondé, d’autant que M. Hamel nous avait dit qu’il nous interrogerait sur les participes, et je n’en savais pas le premier mot. Un moment, l’idée me vint de manquer la classe et de prendre ma course à travers champs. Le temps était si chaud, si clair ! On entendait les merles siffler à la lisière du bois, et dans le pré Rippert, derrière la scierie, les Prussiens qui faisaient l’exercice. Tout cela me tentait bien plus que la règle des participes ; mais j’eus la force de résister, et je courus bien vite vers l’école.

  En passant devant la mairie, je vis qu’il y avait du monde arrêté près du petit grillage aux affiches. Depuis deux ans, c’est de là que nous sont venues toutes les mauvaises nouvelles, les batailles perdues, les réquisitions, les ordres de la commandature ; et je pensai sans m’arrêter : « Qu’est-ce qu’il y a encore ? ». Alors comme je traversais la place en courant, le forgeron Watcher, qui était là avec son apprenti en train de lire l’affiche, me cria :

  - Ne te dépêche pas tant, petit ; tu y arriveras toujours assez tôt, à ton école !

  Je crus qu’il se moquait de moi, et j’entrai tout essoufflé dans la petite cour de M. Hamel.

  D’ordinaire, au commencement de la classe, il se faisait un grand tapage qu’on entendait jusque dans la rue, les pupitres ouverts, fermés, les leçons qu’on répétait très haut tous ensemble en se bouchant les oreilles pour mieux apprendre, et la grosse règle du maître qui tapait sur les tables : « Un peu de silence ! ». Je comptais sur tout ce train pour gagner mon banc sans être vu ; mais, justement, ce jour-là, tout était tranquille, comme un matin de dimanche. Par la fenêtre ouverte, je voyais mes camarades déjà rangés à leurs places, et M. Hamel, qui passait et repassait avec la terrible règle en fer sous le bras. Il fallut ouvrir la porte et entrer au milieu de ce grand calme. Vous pensez si j’étais rouge et si j’avais peur ! Eh bien ! Non. M. Hamel me regarda sans colère et me dit très doucement :   - Va vite à ta place, mon petit Franz ; nous allions commencer sans toi.

  J’enjambai le banc et je m’assis tout de suite à mon pupitre. Alors seulement, un peu remis de ma frayeur, je remarquai que notre maître avait sa belle redingote verte, son jabot plissé fin et la culotte de soie noire brodée qu’il ne mettait que les jours d’inspection ou de distribution de prix. Du reste, toute la classe avait quelque chose d’extraordinaire et de solennel. Mais ce qui me surprit le plus, ce fut de voir au fond de la salle, sur les bancs qui restaient vides d’habitude, des gens du village assis et silencieux comme nous : le vieux Hauset avec son tricorne ; l’ancien maire ; l’ancien facteur ; et puis d’autres personnes encore. Tout ce monde-là paraissait triste ; et Hauset avait apporté un vieil abécédaire mangé aux bords qu’il tenait grand ouvert sur ses genoux, avec ses grosses lunettes posées en travers des pages.

  Pendant que je m’étonnais de tout cela, M. Hamel était monté dans sa chaire, et de la même voix douce et grave dont il m’avait reçu, il nous dit :   - Mes enfants, c’est la dernière fois que je vous fais la classe. L’ordre est venu de Berlin de ne plus enseigner que l’allemand dans les écoles de l’Alsace et de la Lorraine. Le nouveau maître arrive demain. Aujourd’hui, c’est votre dernière leçon de français. Je vous prie d’être bien attentifs.

  Ces quelques paroles me bouleversèrent. Ah ! Les misérables, voilà ce qu’ils avaient affiché à la mairie. Ma dernière leçon de français ! Et moi qui savais à peine écrire ! Je n’apprendrais donc jamais ! Il faudrait donc en rester là ! Comme je m’en voulais maintenant du temps perdu, des classes manquées à courir les nids ou à faire des glissades sur la Saar ! Mes livres que tout à l’heure encore je trouvais si ennuyeux, si lourds à porter, ma grammaire, mon histoire sainte me semblaient à présent de vieux amis qui me feraient beaucoup de peine à quitter.

  C’est comme M. Hamel. L’idée qu’il allait partir, que je ne le verrais plus, me faisait oublier les punitions, les coups de règle. Pauvre homme !

  C’est en l’honneur de cette dernière classe qu’il avait mis ses beaux habits du dimanche, et maintenant je comprenais pourquoi ces vieux du village étaient venus s’asseoir au bout de la salle. Cela semblait dire qu’ils regrettaient de ne pas y être venus plus souvent, à dette école. C’était aussi comme une façon de remercier notre maître de ses quarante ans de bons services, et de rendre leurs devoirs à la patrie qui s’en allait...

  J’en étais là de mes réflexions, quand j’entendis appeler mon nom. C’était mon tour de réciter. Que n’aurais-je pas donné pour pouvoir dire tout au long cette fameuse règle des participes, bien haut, bien clair, sans une faute? Mais je m’embrouillai aux premiers mots, et je restai debout à me balancer dans mon banc, le coeur gros, sans oser lever la tête. J’entendais M. Hamel qui me parlait :

  « Je ne te gronderai pas, mon petit Franz, tu dois être assez puni... voilà ce que c’est. Tous les jours on se dit : "Bah ! j’ai bien le temps... J’apprendrai demain." Et puis tu vois ce qui arrive... Ah ! ça a été le grand malheur de notre Alsace de toujours remettre son instruction à demain. Maintenant ces gens-là sont en droit de nous dire : "Comment ! Vous prétendiez être Français, et vous ne savez ni lire ni écrire votre langue !" Dans tout ça, mon pauvre Franz, ce n’est pas encore toi le plus coupable. Nous avons tous notre bonne part de reproches à nous faire.

  « Vos parents n’ont pas assez tenu à vous voir instruits. Ils aimaient mieux vous envoyer travailler à la terre ou aux filatures pour avoir quelques sous de plus. Moi-même, n’ai-je rien à me reprocher ? Est-ce que je ne vous ai pas souvent fait arroser mon jardin au lieu de travailler ? Et quand je voulais aller pêcher des truites, est-ce que je me gênais pour vous donner congé ?... »

  Alors, d’une chose à l’autre, M. Hamel se mit à nous parler de la langue française, disant que c’était la plus belle langue du monde, la plus claire, la plus solide ; qu’il fallait la garder entre nous et ne jamais l’oublier, parce que, quand un peuple tombe esclave, tant qu’il tient bien sa langue, c’est comme s’il tenait la clef de sa prison... puis il prit une grammaire et nous lut notre leçon. J’étais étonné de voir comme je comprenais. Tout ce qu’il disait me semblait facile, facile. Je crois aussi que je n’avais jamais si bien écouté et que lui non plus n’avait jamais mis autant de patience à ses explications. On aurait dit qu’avant de s’en aller le pauvre homme voulait nous donner tout son savoir, nous le faire entrer dans la tête d’un seul coup.

  La leçon finie, on passa à l’écriture. Pour ce jour-là, M. Hamel nous avait préparé des exemples tout neufs, sur lesquels était écrit en belle ronde :France, Alsace, France, Alsace. Cela faisait comme des petits drapeaux qui flottaient tout autour de la classe, pendus à la tringle de nos pupitres. Il fallait voir comme chacun s’appliquait, et quel silence ! On n’entendait rien que le grincement des plumes sur le papier. Un moment des hannetons entrèrent ; mais personne n’y fit attention, pas même les tout-petits qui s’appliquaient à tracer leurs bâtons, avec un coeur, une conscience, comme si cela encore était du français... Sur la toiture de l’école, des pigeons roucoulaient tout bas, et je me disais en les écoutant :   « Est-ce qu’on ne va pas les obliger à chanter en allemand, eux aussi ? »

  De temps en temps, quand je levais les yeux de dessus ma page, je voyais M. Hamel immobile dans sa chaire et fixant les objets autour de lui, comme s’il avait voulu emporter dans son regard toute sa petite maison d’école... Pensez ! depuis quarante ans, il était là à la même place, avec sa cour en face de lui et sa classe toute pareille. Seulement les bancs, les pupitres s’étaient polis, frottés par l’usage ; les noyers de la cour avaient grandi, et le houblon qu’il avait planté lui-même enguirlandait maintenant les fenêtres jusqu’au toit. Quel crève-coeur ça devait être pour ce pauvre homme de quitter toutes ces choses, et d’entendre sa soeur qui allait, venait, dans la chambre au-dessus, en train de fermer leurs malles ! Car ils devaient partir le lendemain, s’en aller du pays pour toujours.

  Tout de même, il eut le courage de nous faire la classe jusqu’au bout. Après l’écriture, nous eûmes la leçon d’histoire ; ensuite les petits chantèrent tous ensemble le BA BE BI BO BU. Là-bas, au fond de la salle, le vieux Hauser avait mis ses lunettes, et, tenant son abécédaire à deux mains, il épelait les lettres avec eux. On voyait qu’il s’appliquait lui aussi : sa voix tremblait d’émotion, et c’était si drôle de l’entendre, que nous avions tous envie de rire et de pleurer. Ah ! je m’en souviendrai de cette dernière classe...

  Tout à coup l’horloge de l’église sonna midi, puis l’angélus. Au même moment, les trompettes des Prussiens qui revenaient de l’exercice éclatèrent sous nos fenêtres... M. Hamel se leva, tout pâle, dans sa chaire. Jamais, il ne m’avait paru si grand.

  « Mes amis, dit-il, mes, je... je... »

  Mais quelque chose l’étouffait. Il ne pouvait pas achever sa phrase.

  Alors il se tourna vers le tableau, prit un morceau de craie et, en appuyant de toutes ses forces, il écrivit aussi gros qu’il put :

  « VIVE LA FRANCE ! »

  Puis il resta là, la tête appuyée au mur, et, sans parler, avec sa main, il nous faisait signe :

  « C’est fini... allez-vous-en. »

原毁编辑

原毁
Author: 韩愈



  古之君子,其责己也重以周,其待人也轻以约。重以周,故不怠;轻以约,故人乐为善。

  闻古之人有舜者,其为人也,仁义人也。求其所以为舜者,责于己曰:“彼,人也;予,人也。彼能是,而我乃不能是!”早夜以思,去其不如舜者,就其如舜者。闻古之人有周公者,其为人也,多才与艺人也。求其所以为周公者,责于己曰:“彼,人也;予,人也。彼能是,而我乃不能是!”早夜以思,去其不如周公者,就其如周公者。舜,大圣人也,后世无及焉;周公,大圣人也,后世无及焉。是人也,乃曰:“不如舜,不如周公,吾之病也。”是不亦责于身者重以周乎!其于人也,曰:“彼人也,能有是,是足为良人矣;能善是,是足为艺人矣。”取其一,不责其二;即其新,不究其旧:恐恐然惟惧其人之不得为善之利。一善易修也,一艺易能也,其于人也,乃曰:“能有是,是亦足矣。”曰:“能善是,是亦足矣。”不亦待于人者轻以约乎?

  今之君子则不然。其责人也详,其待己也廉。详,故人难于为善;廉,故自取也少。己未有善,曰:“我善是,是亦足矣。”己未有能,曰:“我能是,是亦足矣。”外以欺于人,内以欺于心,未少有得而止矣,不亦待其身者已廉乎?

  其于人也,曰:“彼虽能是,其人不足称也;彼虽善是,其用不足称也。”举其一,不计其十;究其旧,不图其新:恐恐然惟惧其人之有闻也。是不亦责于人者已详乎?

  夫是之谓不以众人待其身,而以圣人望于人,吾未见其尊己也。

  虽然,为是者,有本有原,怠与忌之谓也。怠者不能修,而忌者畏人修。吾尝试之矣,尝试语于众曰:“某良士,某良士。”其应者,必其人之与也;不然,则其所疏远不与同其利者也;不然,则其畏也。不若是,强者必怒于言,懦者必怒于色矣。又尝语于众曰:“某非良士,某非良士。”其不应者,必其人之与也,不然,则其所疏远不与同其利者也,不然,则其畏也。不若是,强者必说于言,懦者必说于色矣。

  是故事修而谤兴,德高而毁来。呜呼!士之处此世,而望名誉之光,道德之行,难已!

  将有作于上者,得吾说而存之,其国家可几而理欤!


电子游戏 瞄准孩子的“电子海洛因”编辑

 
文中存在误导性内容!请理性辩证带有批判性地进行分析!
文中存在误导性内容!请理性辩证带有批判性地进行分析!
电脑游戏 瞄准孩子的“电子海洛因”

——由一位母亲控诉引出的暗访
Author: 夏斐

《光明日报》 2000年05月09日



  近日,武汉的一位母亲奔走于新闻单位,悲痛欲绝地向记者控诉害人不浅的电脑游戏机室。根据报社编辑部的指示,记者决定暗访武汉的电子游戏厅和电脑游戏室,看看“电子海洛因”是怎样毒害孩子的,是如何泛滥成灾的。

第一次暗访编辑

  这位深明大义的母亲一定要陪我暗访,她说:“你自己很难找到电脑游戏室。”我说:“我知道有些地方有很大的电子游戏厅。”她说:“那种老式的电子游戏机,对孩子有危害,但只是鸦片;电脑游戏才是真正可怕的‘电子海洛因’。[来源请求]”这位母亲说,电脑游戏厅在周围一平方公里内有20家。

  在武珞路附近一幢普通居民楼前,这位母亲用手一指:二楼就是。我以找孩子为由独自进去,只见二楼中间一间大房里放满了电脑,大约有30台,坐满了孩子,最大的不过十几岁,正聚精会神地在机子上拼杀。

  街头发廊旁,没立任何牌子,也未写“电脑游戏”字样,但是,只要推开其中任何一扇铁皮门,里面玩电脑游戏的80%都是孩子。

  令人不解的是,这时正是上午11时左右,都是学校上课时间。知情人士说:游戏机室最火爆的时候是12:00-14:00、18:00-23:00。有的游戏机室提供一条龙服务,包吃包住,甚至包代替家长签字。

  在武昌民主路旁安家湾的一幢居民楼里,记者推门而入,只见一楼摆满了电脑,而二楼则摆满了高低床。我问老板:“摆这么多床,给孩子们睡呀?”老板说:“对,有时实在太晚了,怕他们回去不安全。”“那么你这里就安全了?”“当然安全,我这里除了电脑就什么也没有了。”

  这些开在偏街上的,没有牌子的电脑游戏厅几乎都是非法经营的,而那些公开开设的电子游戏机室又怎么样呢?记者一行来到了××大学门口的学院路[来源请求]。在相距不到100米远的地方,有两个大型的电子游戏室。一个里面至少有50台游戏机,几乎都是孩子在机上拼杀,而且有10个女孩子,有的孩子还熟练地拿着烟,里间的小房子里有5台苹果机,是可以赌博的那种。另一家规模更大,称为××娱乐中心[来源请求],有电子机、电视游戏机、电脑游戏机,约有120多台,简直是一个大工作平台。只是坐在上面的都是花季少年。我走到柜台前买了10元钱的硬币,然后问:“你们这两家相隔这么近,不抢生意?”卖硬币的老头说:“不用抢,这周围一平方公里内有4所中小学,有的是孩子来玩。”记者3天之内还遍访了汉口口宗关街、汉阳钟家村、武昌胭脂路、武昌珞珈山路、广八路等地,无论是在电子游戏厅还是电脑游戏室,几乎都是孩子们的天下。

  据武汉方面知情人透露:在武汉公开挂牌的电子游戏厅有500多家,没有合法手续的电子、电脑游戏机室有3000多家。游戏室设有包房,包玩、包吃、包睡,有的学生玩游戏竟然5天5夜不回家。武汉市至少有30%的学生迷恋游戏机。

第二次暗访编辑

  这些秘密的电脑游戏室都在一些居民区内,孩子们是怎么知道的呢?为了与孩子交朋友,记者花了一个晚上学会了目前正流行的《星际争霸》和《英雄无敌》,然后来到一个正在聚精会神地“打着”的孩子身后说:“你不行,我做给你看。”我的“高招”果然吸引了他。很快我就成了他的师傅。我们有了共同的话题,这个只有11岁的孩子就对我无话不谈了。

  晚上11点,我说:“我带你出去吃点东西吧?”他说:“那好吧。”走出了电脑游戏室,我对他说:“这么晚了,你跟我走,你不怕我把你卖了。”他说:“你卖我?把我卖了才好呢,只要能打游戏,到哪儿都无所谓。”

  在一个排档前我们停下了,因为孩子不肯走远,想速战速决地赶快吃完好回去接着打。我只好稳住他:“吃饱了才好战斗到天亮啊?过会儿我们俩联机打,决一胜负。”这时他才安下心来。

  我慢慢地与他交谈起来。“这些电脑游戏室都藏得这么紧,有的干脆就在居民家里,你是怎么知道的。”他说:“别的同学带来的。”“他们怎么知道的呢?”“可能是老板去校门口发了纸条吧,也有的是跟着高年级的同学来的。”“你是怎么被带来的?”“班上有很多同学经常聚在一起谈怎么打怎么打,大家交流谁打得好,那时我从未玩过,那年我8岁,我觉得好像很丢人,就跟他们一起来了。”“那你又用什么办法带别的孩子来?”“很简单,我们打赌,谁赢就由谁做作业。我曾带我隔壁的小弟弟来过,他可聪明了,只有6岁,就能过很多关了。”“家长不给钱,你拿什么打?”“老板可以欠账,只要你天天去就行。也可以带别的同学去打,带三个以上,可以免打一次。”“你欠老板多少钱了,我替你还?”“快两个星期了,我已带了不少同学来打,但老板说,仍然欠了100元。”“怎么欠这么多?”“我差不多每天晚上都打到半夜或者天亮。”“你晚上不回家,父母就不知道吗?”“开始我骗他们,我晚上先睡觉,然后等他们都睡了,就溜出来,打个通宵。早上6点多,装作跑步跑得满头大汗,证明我是起早床。后来父母发现了,我也就不再骗来骗去了。”“爸爸妈妈不打你?”“打,经常打,我不怕打,我的皮很厚,有时他们打得急了,我就在脑里过关,反而不怎么痛了。”“那你还来?”“他们现在打少了,怕我出走,反正游戏室里包吃包住,我到哪儿都能过。”……

  我实在不忍心再问下去了,我甚至害怕问出他怎样弄钱或骗其他孩子的事。他的眼睛由于长期面对电脑,已有些近视了,但仍然有孩子般的纯真,我给了他100元钱还债,然后默默地离开了。他向电脑游戏室的方向跑去。

  不久前,武汉一家媒体报道:家住武汉满春街的一个只有16岁的少男,与两名同伙今年3月初在游戏机室里以交朋友为名,把两名14岁的少女骗入圈套,卖给了自己的表哥,获利4000元和一支枪。[来源请求]少男为什么拐卖少女?少男又何以能拐卖少女?这件触目惊心的案子与风靡江城的“电子海洛因”有什么样的联系呢?

第三次暗访编辑

  为了了解那些开游戏厅的老板们,记者决定再访电脑游戏室。

  老板们大多是中年人,看样子没有多少文化,有的长得也挺凶的。我到了几家私家电脑游戏室,都没有套出什么,他们挺老练的,口风紧,都异口同声地说“没赚到什么钱。”但看到他们手上拿着那么一大叠找零钱的票子,你相信吗?

  4月26日夜晚,机会来了,我在胭脂路一带的小巷子里瞎转,我知道就这么一条小巷子,也不下5家。可我推开了好几家的门,都没有人打,有的说机子坏了,有的说有人暗访不开机。由于我一身大学生的装扮,加上对电脑游戏又张口就是行话,总算没有引起老板的怀疑。我对一个年轻老板说:“今天虽然是4月26日,但是我本身是电脑专家,如果开机之后引起故障,我可以排除,不能修复的话,我甘愿一赔十,怎么样,让我玩一会,我实在手痒心痒。”然后我主动交了100元押金,老板相信了。我熟练地打了一会儿,老板就不再起疑心,就与一个黄头发的青年人聊。

  黄头发说:“××地方游戏室比较少,可有市场,周围有好几所学校,我想在那里开一个。”

  老板说:“那个地方的文化站长搞不定,再说房租可能贵。”黄头发说:“街道、工商、派出所还熟,重点是文化站长和房租。”

  我见机会来了,就说:“房子我可以想办法,我住那里,我家有多余房,是又偏又不偏的那种,一楼有三室一厅。我们合伙怎么样?我负责房子,你们负责关系。”

  就这样,我们聊开了。我说:“那里的孩子家长都是干部,家庭环境好,家长又看得严,你们怎么开拓市场?”

  老板说:“这方面的办法我多得很,我本人就是初中迷上了游戏机,没考上高中,只好想办法开一家了。我的经验是,只要迷上几个坚定分子,不愁拉不到一个班,拉到了一个班就可以拉来半个学校的孩子。”

  “怎么样拉?”

  黄头发说:“那是孩子们自己的事,他们有的把别人骑的自行车汽门芯扒掉,中午没办法回家,又没办法睡觉,只好到我们这里转悠,看多了,就想上去,一上去就下不来了。”

  怪不得在你们这条巷子里有几个修自行车的。

  我故意装傻地问:“孩子们玩上瘾了,下不来了,怎么办?”

  老板说:“就睡在我这里。我包吃包住还代替家长签字。”

  “那孩子没有钱了,怎么办?”“我这里很便宜,一个小时2元钱,打一通宵只收10元,一般的孩子这点钱不在话下。”“要是一个孩子喜欢打,又实在搞不到钱呢?”“两个办法,一个是哄别的孩子来,一个是去参加‘擂肥’。”“什么叫擂肥?”

  老板不耐烦说:“就是在路上抢别的更小的孩子的钱。”

  我更傻地问:“你这不是引诱孩子变坏吗?”我为迷惑他,仍没有停止游戏。

  黄头发说:“你的电脑游戏玩得这么好,怎么就不知道呢?这电脑游戏就是毒品,就是海洛因4号,不是我引诱他,孩子一迷上了,自己就会变坏。”

  老板补充说:“整天在游戏室里的孩子,只有一个结果,男孩子最后变成抢劫犯,小偷,女孩子最后变成三陪小姐。[来源请求]”我害怕他们起疑心,就赶紧接上说:“要是这样,我们没办法合作了,因为我家有小孩子啊。”

  遍布偏街小巷的电脑游戏室,难道真的不为有关部门所知吗?我们不是有《未成年人保护法》吗?我希望那些黑心的游戏机室的老板们,那些应该管而没有管或者暗中支持这些地下游戏机室的人想一想:也许明天沦落迷失的是你的孩子!

 

别让游戏机害了一代人!编辑

 
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别让游戏机害了一代人!

——一位母亲的呼吁
Author: 李鹏翔 俞俭

《光明日报》 2000年4月24日



  湖北一公司女职工为了唤回沉迷于电脑游戏的儿子,无可奈何之际,追到游戏机室给老板下跪,求他放儿子一马,又当众给儿子下跪,求他快快清醒。近日,这位母亲奔走于一些新闻单位,向记者讲述了呼唤“浪子回头”的血泪史,控诉害人不浅的游戏机。

  这位母亲说:孩子上初中时,我经常出差为公司催收货款,一时放松了对儿子的管教。孩子迷上了游戏机,后来又迷上了电脑游戏,一发不可收拾。他开始逃学,开始不回家,读高一这半年,就逃了十几次,每次我们都是发疯地找,中南一路上十几家游戏机室,一家一家地找,他只可能在玩游戏。从此,他的学习成绩直线下滑,从名列前茅跌到倒数第一名。

  迷上游戏机后,孩子就开始骗家里的钱,变着法子搞钱去打游戏。今年2月18日开学,孩子要交学费,要了400块,后来我跑到学校一问,才知道他们只用交150块,他整整多拿了250块,当天晚上就没回家。很多时候他就是没钱也会逃学、不回家,我一打听才知道,游戏机室老板会一再赊帐让我儿子玩。

  初中班主任说,这孩子脑子灵,反应快,理科基础好,刚进校时还让他当数学课代表,对他迷上游戏机屡教不改也非常失望,这孩子打游戏已经到了要“戒毒”的地步。现在只要骗到钱就去打游戏,拿到钱的手就会像瘾君子接到白粉一般抖个不停,他完全不能自拔了。我跑到学校请求给他处分,如果能达到挽救的目的,只要不开除学籍,什么处分都可以。今年3月17日,学校给予儿子警告处分,通报全校啊,你想哪个家长想让孩子在学校受处分?!我已经完全没办法了。今年春节后,找儿子追到游戏室,看到他又拼命地在玩,我绝望了,顿时就放声大哭起来,苦苦哀求老板说:“你也是作父母的,我给你跪下了,就放我儿子一码吧!”说完我什么也不顾地跪下了,可是老板理都不理,板着脸走到一边去了。

  儿子毁了,家庭也毁了。我天天像疯了一样找儿子。我们对孩子根本不指望了,只要上学、回家就行。我经常在心里求告,醒来吧,我的儿子!他爸血压高,生起气来就受不了,孩子不在家时,他就跟傻子一样,睡不安稳,不停地做恶梦,生怕儿子出事,而且睡觉时还要把门反锁上,真怕孩子一时性起,杀了他。儿子在家就不说话,痴痴呆呆的,整天就戴个耳机听随身听,两代人之间几乎没有交流。我已经快要崩溃了。

  这位母亲呼吁,游戏室毁了我的儿子,毁了我们的一切。救救孩子吧,再也不能让这软刀子杀人了!

一个出身寒门的状元之死编辑

 
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一个出身寒门的状元之死
Author:才华有限青年



  2019年1月8号,我接到了高中同学周有择胃癌去世的消息。

  他去世的时候,身份是国内某企业的一名财务会计师,银行卡里还有3700.6块钱。但是身上却穿着一件100块的廉价羽绒服.

  他去世的时候,还差4个月满25岁。

  从接到他的死讯,到决定写下这篇文章,再到今天你们看到这篇文章,我前后花了半个月时间。

  我提笔5次,放笔5次,无法写下去。

  最后我还是选择了写。

  说句十分残忍的话,我们大学联系甚少,高中累积的友情在这5年已经消失得差不多了。

  但却因为他的离去,我进入了接近抑郁的状态。

  我今天记录下关于他的一切,不只是我作为一个朋友的愧疚和救赎。

  而是因为他的离去,让我重新开始反思自己这几年的人生,反思我和社会的关系,反思我所做的一切是否真的有意义。

  在想清楚这些问题以后,我甚至想清空18岁以后全部的人生记忆,彻彻底底地重来一次。

1编辑

  得知周有择去世那天,我正在北京国贸的居酒屋里跟一个投资人聊天。

  聊啥?

  聊未来的经济形势,聊什么行业有红海蓝海,聊如何快速套现,聊行业内的财务自由神话。我工作两年多(包括实习),现在做一个商业项目,急需知道明年的市场环境,什么产品容易拿到融资。这就是我这两年的生活常态,酒局接饭局,老师连前辈,低头哈腰,逢场作戏。

  “嗡嗡嗡嗡嗡嗡.......”

  所有的转折,都来自于那天我的手机突然开始不停地振动。

  我坐在那位投资大佬对面,抱歉地拿起手机,打开微信,突然弹出了上百条消息。更神奇的是,这些消息几乎都来自于那个因为半年都没人说话而导致我忘记屏蔽的高中班群。

  出身社会进入职场这两年,我被迫学会了一项能力——以最快的速度过滤不重要的信息,然后果断下结论。我想大概是因为老板总说的一句话吧:“我不想听这些废话,我只要三条可以指导未来的建议,你有没有?”

  我有有有,当然有,没有就只能滚蛋了。

  于是这次也一样,我花了半分钟时间总结了一下上百条消息,快速总结出了一个核心结论:我们高中同学周有择去世了。

  平心而论,其实我所能回忆起的关于他的事情已经不多了。虽然很抱歉,可这是实话。

  还能记得清楚的,也是一些模模糊糊的影子,他不高的个子,160左右,脸上长青春痘,说话口音重。

  但是很聪明,非常非常非常聪明。高一开学半个月,学校来了次数学课摸底考试,数学老师(也就是我们的班主任)抱了套卷子来,一拍讲台说:听说我们高中有全省最好的生源,你们还是大火箭(重点班),来,让我看看你们的实力。

  两个小时后考试结束,老师收完卷子,说:“这其实是2010年四川数学的高考卷。”

  一瞬间全班哄然。

  “什么鬼,高一一开学就做高考卷?”

  “变态吧。”

  事实证明大多数人都在装逼。在第二天发卷子的环节里,班上最高分123,这个成绩是很多学生高中学三年都考不出来的。这也意味着他就算高中三年不学数学,也能在高考里拿到123分垫底了。

  当时周有择就坐在我一个巷道之隔的地方,看着自己的卷子发呆。我瞟了一眼他40分的卷子,瞬间就觉得我的90分还不错,起码我及格了。

  他发现我在看他的卷子,不羞也不恼,只是傻呵呵地一笑,问我,为啥你们高考题都会做?

  我说,我们初三奥赛就学解析几何和导数了。

  他点点头,说,天呐,你们好厉害,都学过奥数啊。

  那个时候我们已经开学半个月了,却是我跟他第一次对话。我当时的感受就是,这个人还真是憨傻啊。

  一个月以后,我就再也不敢用憨傻形容他了。

  我们数学开始进行专项学习,一个部分一个部分地学,然后当堂对专项进行随堂考。试题都是难到炸裂,关键是我们刚听完也还没来得及消化,每次都怨声载道。

  但是从第三次专项测试开始,周有择就坐牢了班里数学第一的位置,到高考也再没下来过。

  后来我们渐渐熟络了起来。

  我也从别人嘴里大概听了一些他的事情。他不是本地人,是另一个市区的一个小镇的一个村里的人。他中考时干过了市区重点中学的所有尖子生,从一所村镇中学冲了出来,以全市第一的成绩挤进了我们这所全省前三的中学。

  他是真的聪明,家里也是真的穷。

  他一周只用45块钱,包括所有吃饭和开支。他家里有个妹妹小他六岁,也在念书,也很聪明。他来省会念书的学费,都是村委会给他家筹的。都说他是他们村的骄傲。以至于很多年以后我看杨超越在节目里哭着说“我是我们全村的骄傲”时,总是恍惚,不自觉地代入他说这句话的语气。

  熟了以后,我跟他下课也经常聊聊天,他总觉得我说的有些事很新奇,我也觉得他说的很多事很新奇。

  我们高中早上会给所有学生发免费的牛奶,我从来不喝牛奶,就随手扔进垃圾桶里。有次被他看见了吓了一跳,说,你别浪费东西!你不要卖给我吧,但是给我便宜点行吗。我问他,你不是也有吗?他笑,我可以带给我妹妹啊。

  我递给他,钱我就不收了,你下次数学考试输给我就行。

  高中的第一个寒假回来,大家都新鲜地聚在一起聊天。学生时代总是这样的,寒假回来第一天就是茶话大会。过个寒假大家都不一样了,每个人都穿着新衣服新鞋,有人换了新发型,有人去了别的国家旅游。周有择也是。那天他穿了件新的羽绒服进来。一进教室,他外套上的几个大英文字母就格外显眼。

  下课时,几个男生走过来,半开玩笑半调侃地说了一句:“有择啊,你这个牌子很潮啊,是你买了阿迪达斯然后自己改创的吧”。坐在旁边的人都努力忍着笑,但还是有人没忍住,笑了出来。

  我没说话,假装在认真看书。

  等人都走远了,他偷偷递了张纸条给我,上面写着:“我的衣服怎么了?”

  我想了下,决定跟他说实话:“阿迪达斯是Adidas,你衣服上印着的是Adadis。”

  我以为他再也不会穿这件衣服了。结果第二天,周有择还是穿了这件衣服过来。

  只不过这次,他是把衣服反着穿的。几个不伦不类的补丁挂在衣服外面,显得更加滑稽了。但我猜对于他来说,那几个错了顺序的字母应该比补丁更刺眼。

  我那天几次欲言又止,想问问他为什么不换件衣服,最后还是没问出口。但高智商的人眼力见真的好,他明显看出了我的欲言又止,趁着晨读的时候跟我说:“我只有这一件羽绒服,就这一件,花了我们全家人半个月饭钱了。”

  我想那是第一次他亲口说起自己的家世。没有卖惨,没有多余的话,甚至没有经典台词“我家穷”,他只是用平静得不能再平静的语气跟我说:“我只有这一件羽绒服,就这一件,花了我们全家人半个月饭钱了。”

  不卑不亢。

  我虽然不是富二代,但是家里踮踮脚,也算是个中产家庭。我爸妈又都是读书人,以至于我从小充满了圣母情怀。所以当我听到他说起这些事时,我的第一反应是闪躲和努力藏起自己的怜悯。我早就知道他家世不好,也默默觉得他可怜,所以我一直小心翼翼地回避这一点。

  可是直到那天早上,他在我面前不卑不亢地说出那句话时,我突然觉得自己有点无地自容。

2编辑

  不只是周有择,我整个高中的回忆,大多数都很模糊了。

  但每次说起来,都有跳不过的一环。

  我们高中大概是国内少有的真的推行素质教育的高中,舞蹈钢琴这些课可以选修,有真的社团活动,有很多引导思考的课程,每天下午各个班都会准时在教室收看《新闻联播》。

  2013年我们高考,在高考前两个月的一个班会上,我们毕业于南京大学数学系的班主任刷刷地在黑板上写下了“理想”两个大字。

  台下哗然。

  他大手一挥,说:

  “你们觉得这个主题土吗?那我今天就要告诉你们,你们从现在开始,要珍惜每一个像我一样认真地跟你们谈理想的人。因为当你有一天走出去进入社会,就再也不会有人跟你们认真地谈理想了。你再遇到的,要么是你一谈理想就骂你是傻逼的人,要么是跟你谈理想就是想画饼骗你钱骗你汗的人。”

  我这辈子发自内心佩服的人不多,但高中班主任算一个。带我们的时候他30多岁,教数学,骨子里是个干净纯粹热血未凉的人。大概也是因为他是从四川大凉山考出来的穷学生,吃过苦,从不嫌贫爱富,没借故喊家长收过一分好处,对学生基本都能做到一碗水端平。

  那天,他跟我们说:

  “你们是这个省最好的一批学生,你们从小接受最好的教育,你们大多数未来都会进入到名校。但我想你们记住,无论你们未来考得多好,赚多少钱,也不会让我高看你们一眼。你们要记住自己身上的担子,如果这个社会和国家注定需要伟大的人,为什么不能是你们?你们占尽了最好的教育资源,你们都没有改变世界的梦想,你们还奢望谁有?”

  然后他让我们每人撕一张a4纸,把自己的理想写在上面,多少字无所谓。

  “你们要是一下想不到理想,就写写10年后希望自己成为什么样的人。”

  那个时候整个教室里坐的都是十几岁的少年,风华正茂,意气风发,心里全是热血,眼里全是光芒。在班主任的热血带领下,我们很快就进入了气氛,认真地陷入了沉思。字字落下去都十分谨慎坚定,好像在立军令状。

  接下来大家一个个地站起来分享自己的理想。

  有人要做出微软这样改变世界的产品,有人要研究出根治艾滋病的药,有人要做最透明的慈善机构,有人要成为法医而且只服务没钱上诉的普通百姓,有人要当维和官兵,有人要去西藏做军官。我也不敢马虎,在纸上写下了:“我要做记者,兢兢业业,堂堂正正,只为苍生说人话。”

  在一片热血沸腾充满情怀的理想里,只有周有择的理想是:“好好赚钱,好好做人。”

  简单而且没有感情的的八个字,显得干巴巴又功利。

  我们笑他:“你也太敷衍了吧?”

  他也跟着笑,说:“鸿鹄安知燕雀之志哉?”

  所有的理想纸条最后都被班主任收了上去,他给我们了一个十年的承诺。说要是谁十年以后还能记得住的,可以回去问他取。

  后来,在几个月后的毕业大典上,我们的校长也说了一段很像的话。这段话后来被载入校史广为传颂,时至今日我说梦话也能背出来:

  “我总觉得我还有很多话想跟你们讲,但怕是以后没有机会了。

  我害怕自己奢望得多,但依然有一些身为长辈的过分要求想说出来。

  我从不奢求学校走出去的学生出现在福布斯排行榜上,但希望你们出现在诺贝尔奖的名单上,出现在普利策的名单上,出现在拉科斯医学奖上,出现在联合国慈善奖上,甚至出现在人类突出贡献奖的名单上。

  你们大概会怪我,说这个糟老头子为什么咒我们赚不到钱?

  对不起了,从你们进x中的第一天起,我就没有把你们冲着名校学生去培养,而是把你们当作未来改变的世界的那一部分人在培养。

  我希望学校对你们的影响,远不只是送进一所好大学成为亿万富翁那么简单,我希望你们能成为一个真的用力活过的人。

  最后我说5个词语,在未来的10年20年,你们一定要小心它们:

  成功、浮华、焦虑、攀比、欲望

  现在说这些你们大概觉得不懂。但要是以后哪天你们觉得迷失了,可以回x中的操场上走一走。

  我们的大门永远为你们走出去的人回来敞开,如果保安不让进,报我的名。

  ——如果那时我还在的话。”

  那是我高中最燃的一段回忆,不,错了,那是我人生中最燃的回忆。

  而后的许多年里,我果然再也没与人说过理想两个字。如果说了,那必定是带着调侃和自嘲的语气的。

3编辑

  高中我们全班一共46个人,高考毕业我们班平均分643,全部考上一本。

  周有择以693分的总分拿下了市理科状元,考上了某所国家一流院校。

  金榜题名,我们向来有一个习俗,要办升学宴。考得差的就冲着收点红包去,考得好的就冲着炫耀去办。比如我高中班上的一个富二代,他爸爸是房地产商,他升学宴那天,十里长街都知道他考上北大了。我回家跟我爸抱怨,你看人家家长的阵势;我爸头都不抬地跟我说,你看人家孩子考的学校。

  而周有择作为全省50万考生中的前500名,并没有办什么升学宴。

  确认完志愿表那天,大家最后一次回教室。

  我送他一本书,今何在的《西游日记》。他问我:

  “你为什么送我这本书?”

  “今何在十年前写出《悟空传》,十年后才写了这本《西游日记》,虽然锐气少了很多,但我觉得感动,真的。十年,我以为一个人经过十年,再也写不出来了。”

  “你这太有深意了.......哈哈,反正肯定是你觉得好才送我!”

  我翻开这本书的最后一章最后一节,有一段唐三藏的自述:

  很多年前,我曾经认识一个年轻人。他叫李世民。

  我们在寺外的山下河边相识,那时,他正被士兵追杀。

  我把他偷偷带到寺里藏起来,于是,我们成了好朋友。

  “我欠你一条命。”他说,“请问恩人法号?”

  我想了想,觉得如果他被抓住就可能把我供出来,于是说:“我法号觉远。”

  “觉远,以后我的就是你的。”他说,“我若得了天下,你就是护国大法师。”

  “他们为什么追杀你?”我问。

  “因为我想改变这个丑陋的世界,因为人间有太多的疾苦。我立志要创造一个新的世界,我要让这个国家变得富足、强盛、开放。可笑的是,我的理想,却成为我的罪名。”

  “佛祖当年还是个小王子时,也想要让世间没有贫苦和忧愁,但是这么多年过去了,佛祖成了佛祖,世间却还是那个世间。”

  “你在讽刺我么?你认为我即使夺得天下,也无法改变这个世界?”

  “是的。”我说,“你改变不了。”

  “为什么?”

  “因为当你一无所有时,你想改变世界拯救苍生。但当你拥有了大军,赢得了天下,成为了最有权势的人,万众高呼万岁时,你还会是从前的你吗?”

  我拿起笔,划了最后一句话:

  “因为当你一无所有时,你想改变世界拯救苍生。但当你拥有了大军,赢得了天下,成为了最有权势的人,万众高呼万岁时,你还会是从前的你吗?”

  我在这句话后面写了两个字:共勉。然后把书递还给他,就此告别。

  后来我才知道,那句话,其实是说给我自己听的。

  上了大学,大家都有了各自的圈子,联系越来越少。后来在我又一次换了手机号码和微信以后,我甚至忘了再加他。我们就这样不再联系,一年、两年、三年、四年。

  再往后的故事,我大多都是从同学朋友那里听到的了。真真假假,传言或是事实,无从考证。人类实在太喜欢为别人的故事添油加醋,来让这个故事变得更加动人。这也提醒着我今天在写这篇文章的时候,反复地提醒自己,不要给他加戏。于是所有我没有参与的故事,都只能用“我听说”来记录了。

  我听说,他大学一直拼命学习。学习一直是他的生命。高中我们几个人在教室看枪版《致青春》,陈孝正抛弃郑薇的时候哭着说,我的人生是一座只能建一次的大楼。我说陈孝正渣男,不负责任。但是周有择却在旁边摇头,说,就是这样的,有的人的人生就是一座只能建一次的大楼。一语成谶,这些年他小心翼翼地建着这座大楼,一步也不敢走错。高考毕业的时候我跟他说,我觉得你应该学建筑,毕竟你空间几何学这么强。他摇摇头说建筑师需要培养太久了,最后选了个觉得能快速赚钱养活家里的会计学专业。他上大学以后也从不逃课,门门课都努力考第一。

  我听说,他大学一直不停地打工。他出去做家教,也出去当麦当劳服务员,17块钱一个小时;发传单,晒一天挣60块;在学校帮人取快递,取一次1块钱跑腿费......他就靠着这样一块一毛攒起来的钱,养活了自己,交了学费。

  我听说,他被学校里有钱的富二代打过一次。期末考试的时候,有几个家里有钱的小孩找到他,让他帮忙用手机群发一下答案,给一大笔钱。他死活不肯,带头的这位不太开心,说了几句脏话。具体说了什么无从知晓,大概是问候他们家之所以十八代祖宗都这么穷酸就是因为迂腐不化。后来两边就打了起来,势单力薄的他怎么可能打得过对方这么多人。

  我听说,2017年,他可以读研但是放弃了,因为他查出了病,妹妹也上高中了。他必须马上出来赚钱。后来他进了企业做了财务,公司领导让他做假账,承诺给他一大笔“奖金”,他又死活没肯。

  我还听说,他今年年初就感觉到自己不行了。但他妹妹2019年要上大学了,他妈打电话跟他哭说:你妹妹就要读不起大学了。2018年4月开始,他工作之外还同时打了三份工,就为了给他妹妹攒学费。他着急得不行。后来有人拉他,说有快速的生财之道,做一款保健品的微商推销,来钱快,有门道。他一听这不是干传销吗,死活不肯去,说宁愿自己卖肾供妹妹念书也不会去干这个。虽然我没亲眼看见他拒绝的样子,但我总觉得能想到他说这话的语气,应该是皱着眉头,用标准的普通话说:不能让我妹妹用这么脏的钱长大。

  五个月以后,以权健为首的一批保健品公司被查。而他,也走完了人生的最后一程。

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  而在他经历这些的时候,我在做什么呢?

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  得知周有择的事情那天,我在北京国贸的居酒屋里跟一个投资人聊天。

  聊啥?

  聊未来的经济形势,聊什么行业有红海蓝海,聊如何快速套现,聊行业内的财务自由神话。毕竟我毕业一年,现在做一个商业项目,急需知道明年的市场环境,什么产品容易拿到融资,做什么有想象力。

  所以我约了他,对方是个40多岁的投行圈大佬,戴着劳力士的绿水鬼,说话三句一个VC、五句一个PE。

  我坐在他对面,穿着低胸的衣服,露出若隐若现的乳沟,化了精致的妆容,全程装出一副崇拜又夹带着爱慕的眼神半仰视地看着他。在他说到有道理的话时,我会及时地给予反馈,比如发出“哇好厉害,这是怎么想到的”“天啊,这个太厉害了,你也聪明得过分了吧”这样的夸赞。语气里还带着一丝恰到好处的娇嗔与恭维,不多不少,要让坐在我对面的人觉得刚刚好。

  当然这些并不算什么。

  在商业的圈子里混久了,我熟练地掌握了很多和各行各业牛逼的人套近乎的技巧。化个他们能欣赏的妆容,穿不暴露又能留点幻想空间的衣服,包里放着补妆的粉饼和口红。即使在吃饭的过程中,也要去洗手间补几次妆,让自己的状态一直看起来都是最好。

  我开始意识到我的色相其实可以为自己换来一些资源,意识到人生其实有很多捷径可以走。虽然我顶多也就是偶尔利用一点色相为自己套点信息、谈谈合作的水平,比起很多人我差得远了。

  但有些事情就是这样,一旦你发现陪顿酒就能解决事情这么方便的话,就很难再放弃了。

  但那天晚上,我收到周有择去世的消息以后匆匆退场了,演技几乎没绷住。坐在我对面的投资人再三示意想送我回家,我已经没什么心思跟他做戏了。

6编辑

  几天以后,我们班一些高中同学聚了一趟。

  令人惊讶的是,这竟然是我们毕业后聚得最齐的一次。我们班一共46人,当天到场的有24个。在这场聚会上,一开始大家的氛围都是沉重的,话题都是围绕着他的。

  我们中间跟他最熟悉的老班长,跟我们说了一些细节。

  比如他走的时候,家里真的没钱治疗了。

  他走的时候,衣柜里只有几件衣服。他身上搭着的,是高中就穿过来的那件adadis羽绒服。

  他走的时候,他打工挣的钱除了给自己生活治病、给家里一些钱接济以外,银行卡里还剩下了3700.6——都是给他妹妹攒下的学费。

  大家都唏嘘感叹,有择真的是个聪明且努力的人啊,可惜了。

  但是大概一个小时以后,现场的气氛就开始转向了,忽然变成了职业交流(攀比)大会。大家的话题开始变成了:

  “我进阿里两年就升到了P7。”

  “我现在在做BD,做我们这行,重点是要能喝酒能陪笑哈哈哈哈哈。”

  “我们前段时间遇到个坑爹事,上次招待一个客户,给他塞了几个嫩模。后来他老婆找来了,说是孩子病了在医院,跟我们公司闹,你说你老公这样,我们公司有什么办法?”

  “我好几个大学同学都创业套现了,现在投资人真的好骗,我也想做个产品骗来试试。”

  “你可别这么说,我就是做投资的。只要我们投了他,证明做产品的人不是傻逼,用户才是傻逼,不赚傻逼的钱赚谁的钱?”

  “哈哈哈对现在傻逼的钱最好赚。”

  “是啊,现在火的那些东西,dy啥的,不都利用人的劣根性赚钱吗?没办法,还是劣根性的钱好赚。”

  “咱们学校出来的确还是厉害,大家基本出来都是社会精英,以后彼此多提携照顾。”

  ........

  我突然就累了,真的累了。

  在北京一个人这么多年,即使在我给最难讨好的人陪笑的时候,我也没觉得这么累过。我低头,给班长发过去一句话:可是3700.6连一年学费都不够啊。

  班长回我:你的关注点永远很神奇啊。

  我没回他。我一直惦记着这个3700.6。我猜他走的时候一定不安心,因为他还没有给妹妹凑够学费。

  终于,在一片“社会精英”一半交流一半炫耀的对话中,我提起包离开了。出门的瞬间我觉得恶心,我不知道我自己在这里做什么。然后我低头看见自己故意挑选的那个印着大大的PRADA的包,瞬间觉得自己也很恶心。我赶紧把那个logo转个向藏起来,然后开始试图打车回家,还加了调度费,但不知道为什么,就是打不到车。我在寒风中等了很久,很久,很久。

  最后我选择了走路回家。

  在路上我想起来很多莫名其妙的人和事。

  我想起了我奶奶。在我进入职场一年多以后,有次奶奶重病我回家。到家发现一屋子亲戚,根本没来得及矫情,就开始跑前跑后地应酬亲戚。我以前讨厌的看不惯的,现在都能游刃有余地照顾到。我奶奶一直看着我不说话。后来我一出门,就听见她开始冲着我爸发火。她吼我爸说:“我说不让我孙女工作让她继续出国读书,你不肯,你说随她闯。你看看她现在这个样子,整个人还有点小孩子的灵气没有,就跟个圆滑市侩的中年人一样。她才20多岁啊。”

  我想起了我刚进搬进现在小区的时候。朝阳大悦城旁的一室一厅,房租10000一个月。我搬进来之前就有人跟我说,我的邻居们几乎都是单身女孩子,5个能有3个是被包养的。后来我看房的时候,房东大妈坚持要见我,大概也是纳闷这么年轻的姑娘怎么能租得起这么贵的房子吧——在她的猜测里,我应该也是被包养大军中的一员。

  我最后想起的,是我们在高中一起写“理想”的那节班会。我想起一屋子热血的青年在那天写下的要做伟大的事情时的热泪盈眶。而今天晚上,这群少年中的大多数就坐在我刚刚仓皇逃出的那个屋子里,谈论着如何骗投资人的钱和如何赚傻逼的钱。听说班主任还守着承诺保管着我们18岁时写下的“理想”,但我不知道,还有几个人有脸回去问他要当年的理想。   我真的不甘心,为什么我们会变成今天这样?

  可其实,早在毕业的时候校长已经提醒过我们了:成功、浮华、焦虑、攀比、欲望。只是我们走着走着,还是忘了。不知道人生到底是“听过许多道理,依旧过不好这一生”,还是从头到尾,我们就没认真地过过这一生?

  我在同学群里找到了周有择的微信头像。头像是他大学毕业典礼的照片,照片里他穿着学士服,头顶的麦穗拨到了左边,背后的屏幕上印着那个充满荣光的大学的名字。他笑得一脸正气,像个在接受诺贝尔奖的数学家。

  我突然觉得在我们一群所谓的“社会精英”当中,唯有当年自嘲只有燕雀之志的他,实现了老校长当年的愿望:“我从不奢求学校走出去的学生出现在福布斯排行榜上,但希望你们出现在诺贝尔奖的名单上,出现在普利策的名单上,出现在拉科斯医学奖上,出现在联合国慈善奖上,甚至出现在人类突出贡献奖的名单上。”

  鸿鹄安知燕雀之志哉?鸿鹄安嘲笑燕雀之志哉?到底谁是鸿鹄,谁又是燕雀呢?我们又是谁在嘲笑谁呢?

7编辑

  那天晚上我点了他的头像,做了一件非常傻逼的事情。

  我点击了“添加到通讯录”。

  石沉大海。

  他的朋友圈可以看见十条。倒数第二条是2018年10月31号发的,分享了一首歌,是张小九的《余香》。这首歌里在我们高中圈子里很火,我也在朋友圈分享过至少十次以上,其他很多高中朋友也都分享过。我猜他或许是从其中某个人的分享里听到的,毕竟他从来不主动花时间听歌,因为他没有那个闲情逸致。他的时间都要用来学习和打工赚钱。

  而那首《余香》里,有一句歌词是:

  “快将尘埃掸落,别将你眼眸弄脏。”

  我想我再也没有资格听这首歌了,在他离开以后。

  从2010年起,我认识周有择8年。以前我总觉得他也算是天选之子了。生在一个没几个人能考上高中的小村子里,却考上了全省最好的高中,全国赫赫有名的大学。

  我再小一点的时候常常做梦,梦里我们所有人的人生其实都是一口井。越到井底越幽暗恐怖,我们的前半生就是拼命在从井底往外爬。那时候我只能看到有的人爬得快,有的人爬得慢,有的人勤奋些,有的人怠惰些。周有择他生在井下比我深的地方,可是比我爬得快多了。于是到高中的时候,我们就已经并驾齐驱了。我那时相信再过几年,他就会先我一步到井口,然后永远生活在光里。

  长大以后我不再做这个梦了,可是有天我却突然想起来,梦里我曾经忘了很多细节。比如我们每个人向上爬的方法其实都不一样。有的人坐的是电梯,按个按钮选对楼层就能上去,比如我们品学兼优家里有钱的班长,再比如逼周有择发答案的富二代。有的人走的是楼梯,比如我,可我嫌楼梯累,一直羡慕有电梯可坐的人。

  也有的人,只有一根破破烂烂的绳子扔在他的面前。他这辈子,都要用尽全力地沿着井壁往上爬,头破血流也不能停下来。最坏的结果就是,爬到马上就要看到光的地方时,功亏一篑,摔回井底。

  比如周有择。

  我们曾经在路上短暂相遇。后来我顺风顺水,却在人生的功名利禄灯红酒绿中迷失了自己。

  这些年,我变得市侩,会算计,逢场作戏,开始向人含笑背人咳,我选男人的标准从我爱的变成了对我有利的。我早就不记得什么“只为苍生说人话”了,我见人说人话见鬼说鬼话倒是很擅长。

  我眼里再也没有了光芒。

  我常安慰自己,我明明有一个文人高洁的内核,是这个社会把我逼成了今天这样功利的商人模样。

  可是他的离去让我没有脸再说这句话。

  这些年我看了很多文章,写的什么“寒门难出贵子”,写那些穷苦出身的孩子就算考出来了也格外容易走歪路,比如被拐去传销,比如为了赚钱做诈骗,字里行间满满都是怜悯的味道。

  现在我却觉得不是这样。

  在那口深不见底的井里,他一路抓着那根上帝递给他的破绳子,中间无数次有人邀请他走捷径。

  “你给我们发个答案,一年生活费都有了。”

  “做保健品微商啊,怕啥,骗别人又不骗你的家人!”

  “在账目上稍微动点手脚,你就能分到你这辈子都没见过的钱。”

  可他即使最后被磨得血肉模糊,宁愿自己摔死,也没走这些路。

  明明是我们,这辈子走着轻轻松松的路,旁边出来一点点诱惑立马就走歪了,却口口声声说着自己被逼良为娼。可是真正被生活逼到绝境的周有择,却一次也没有抱怨过。

  社会什么时候逼过我了?

  还是我把自己因为欲望吃的苦,都推卸给了世界?

  我不知道答案。

8编辑

  2019年1月20号晚上,班长在群里问哪些人要去他的葬礼。

  我打开个锤子便签,写了段话给他:

朋友?同学?

对不起噢,太久没见,我都不知道该怎么称呼你了。

我刚刚还觉得有很多话想跟你讲,-动笔却不知道要同你说什么了,那就写短一些吧。对不起了。

有择,这两年我活得对自己很失望,也觉得没脸去见你最后一面了。我送你的书,也不知道你是留着,还是早就不见了。我只是想起,我当初说我佩服那样十年初心未改的坚持。可是这才没几年,我就变成了这样。

现在的我要是站在你的墓前,你看到现在的我,恐怕会失望得认不出来吧。

我前几天见了很多高中同学。真的是致命一击,当然我也没有任何资格说他们,毕竟我也跟他们一样。但我总觉得不应该是这样的,如果一个接受了最好教育的人都变成这样,那我们的希望在哪里呢?你说到底为什么会变成这样呢,是时代太浮躁还是我们太经不起考验?

一群明明还应该继续发光的年轻人为什么沉入了时间里?我总觉得我们应该是鲜活的,真想知道你是怎么做到的,可惜没有机会听到了。

但我抱有一丝侥幸,剩下的那些没来的人里,应该还有人在继续发着光吧。

因为你的离去,我竟然想重活一次。我常常在想,如果让我现在从18岁重新开始,我会选择什么样的人生?

应该不是现在这样的吧。

也许,真的到了我们这代人该停下来反思的时候了。

记得高中的时候,我特别爱看一部网剧,叫做《灵魂摆渡》。我下课就偷偷藏在书底下看,你偶尔瞟一眼,问我,你胆子咋这么大?你不相信世界上有鬼吗。

我白你一眼,傻逼才相信世界上有鬼。

你呵呵的笑,我信,我还信有天国。

现在,无神论的我第一次希望这个世界,上真的有天国。这样的话,我的这封信你应该就能收到了。

我不会去参加你的葬礼,真的抱歉了。

祝你一路走好。

2019.1.20

  我写完以后,发给了班长,让他帮忙打印出来带到现场。他说,手写一下比较正式吧。我说,不了 ,我已经很多年没提笔写字了,我已经提不起笔了。

  这大概就是我的最后告别了。

  他走后我一直在想一个奇怪的问题。

  每个人都会有自己的墓志铭,叶芝的墓志铭是“冷眼一瞥,生与死。骑者,且前”,海明威的墓志铭是“恕我不能站起来了”,萧伯纳的墓志铭是“我早就知道无论我活多久,这种事情还是一定会发生”, 弗罗斯特的墓志铭是“我和世界有过情人般的争执。”

  我一直想为他写一句合适的,一听就很厉害比他们这几个人还厉害的墓志铭,却始终想不到一句合适的。后来写完这封便签那天,我突然想起毕业典礼时校长说的那句话:“我希望学校对你们的影响,远不只是送进一所好大学成为亿万富翁那么简单,我希望你们能成为一个真正用力活过的人。”

  所以,大概这句就是最适合他的墓志铭了吧——

  “一个真正用力活过的人。”